La psychanalyse à Strasbourg
Rencontrer un psychanalyste, un psychologue psychanalyste c’est donner une place privilégiée à votre parole. Ce faisant, c’est s’offrir la possibilité d’un mieux-être profond et durable au plus près de votre désir, de ce que vous avez de plus précieux et personnel : votre subjectivité.
Que ce soit par le biais d’un soutien psychologique, d’une psychothérapie ou d’une psychanalyse.
Qu’est-ce qu’un psychanalyste ?
Un psychanalyste est un praticien de la psychanalyse. Au préalable, il a lui-même fait un très long travail sur lui-même, une longue psychanalyse. Elle lui permet l’expérience des mouvements inconscients, de leurs surprises, de leurs effets aussi. Mais surtout, de se dégager de ses propres conflits psychiques, de sa propre « lunette » sur le monde, pour entendre toujours plus finement celle de ses patients.
Il est aussi continuellement au travail dans une école de psychanalyse ou une société psychanalytique, pour parfaire ses connaissances théoriques et cliniques et acquérir une écoute toujours plus accrue.
C’est quoi la psychanalyse ?
La psychanalyse est une approche thérapeutique, une méthode d’investigation et de traitement du psychisme humain, fondée par le désormais célèbre neurologue autrichien Sigmund Freud.
À l’écoute de la parole de ses patientes, Freud fait la découverte de l’inconscient en portant une attention particulière aux lapsus, aux rêves, aux actes manqués, aux oublis etc… Il met en place la technique dite de l’association libre, et constate qu’avec ce travail de parole, il obtient la levée des symptômes physiques et psychiques chez ses patientes. Le cadre thérapeutique, comme méthode de traitement, prend le nom de « cure psychanalytique ». La psychanalyse était née !
À partir d’une relecture des écrits psychanalytiques de Freud, Jacques Lacan, un autre psychanalyste de génie, a permis des avancées majeures pour la théorie et le traitement psychanalytique. L’étendue de ses apports est telle, qu’il n’est pas possible d’en rendre compte en quelques lignes…
Citons-en un : l’invention du concept d’objet a, cause du désir et cause de jouissance, ce qui signifie que ce qui cause notre manque, et nous fait désirer, est aussi ce qui nous fait souffrir…
La psychanalyse fait l’hypothèse de l’inconscient.
Qu’est-ce que ça veut dire, l’inconscient ?
Cela signifie que nous sommes marqués par les paroles, en particulier celles de notre histoire personnelle, et que les mots – certains mots – de notre histoire personnelle constituent notre inconscient.
L’inconscient opère dans les rêves, les lapsus… mais aussi dans les symptômes et dicte à notre insu un certain nombre d’actes et de choix de notre vie.
Contrairement à l’idée qu’on peut s’en faire, l’inconscient n’est pas dans les profondeurs. Quand on sait le repérer, ce qui est la formation du psychanalyste, il affleure de manière presque palpable dans le discours de chacun.
Ainsi à l’œuvre, il nous amène -à notre insu et contre notre volonté-, à un certain nombre de répétitions dans notre vie qui nous entravent.
Il s’agit donc de mettre en mots notre histoire, notre vécu… À partir de cette mise en mots, ce qui s’est noué…, va pouvoir se dénouer, pour lever les symptômes et de surcroît accéder à un mieux-être pour soi-même.
À qui s’adresse la psychanalyse ?
S’adresser à un psychanalyste ne veut pas dire faire une psychanalyse. S’adresser à un psychanalyste ne signifie pas non plus s’engager sur le long terme. On peut le rencontrer pour quelques séances et éprouver un soulagement suffisant ; pour quelques mois, ou pour un travail de plus longue durée. Ou enfin pour entreprendre une analyse.
Qu’y a-t-il de spécifique à une rencontre avec un psychanalyste ?
Le psychanalyste par une écoute pointue et rigoureuse et une pratique de la parole particulière, va s’attacher à la manière tout à fait personnelle dont les conflits psychiques inconscients se sont noués pour vous, et sont à l’œuvre dans vos symptômes. Il va vous accompagner pour les dénouer et ainsi vous permettre d’accéder à un mieux-être profond et durable.
À partir du moment où elle opère à partir de votre subjectivité dans ce qu’elle a de plus singulier, elle s’adresse à toute personne en souffrance quel que soit son symptôme, sa souffrance, et ses manifestations.
Pourquoi faire une psychanalyse ?
Il est rare qu’une personne adresse directement une demande d’entreprendre une psychanalyse. Le plus souvent, c’est d’abord une demande de soulager ses souffrances psychiques, qui peut débuter par un travail de psychothérapie et se poursuivre par l’entrée dans une analyse.
Faire une psychanalyse permet de sortir des répétitions dans lesquels la personne est prise, des schémas qui l’entravent et la gouvernent, par la résolution de conflits psychiques profonds.
Cela permet d’acquérir un bout de savoir sur ce avec quoi on est aux prises, une connaissance de soi, qui confère le sentiment d’être moins écrasé par sa souffrance.
Cette acquisition d’un savoir sur soi donne un sentiment de maitrise sur la souffrance, de liberté intérieure, celle de pouvoir agir.
Ainsi, elle se sent moins l’instrument de son histoire, de son passé, et se sent en capacité d’agir sur elle-même, sa souffrance, de « reprendre la main sur son destin ».
Faire une analyse devient alors une sorte d’éthique de vie, une sorte d’éthique du rapport à soi afin de ne plus subir la souffrance dans laquelle on est pris.
De toutes les thérapies, une psychothérapie d’orientation analytique ou une psychanalyse permet un travail approfondi sur soi-même et son psychisme que ne permet aucune autre thérapie.
Les effets profonds et durables, sont progressifs. Alors, tout morceau, bout de travail, sera un gain pour l’avenir. Un gain qui déleste d’un morceau de souffrance supplémentaire…
Faire une psychanalyse permet d’accéder à mieux-être, profond, durable et éclairé.
Faire une analyse c’est une sorte d’éthique du rapport à soi-même pour « Reprendre la main sur son destin » et ne plus subir la souffrance dans laquelle on est pris.
La psychanalyse
La psychanalyse offre une écoute attentive à la manière dont l’histoire familiale, les événements de vie, se sont noués pour chacun. Elle porte une attention à ce que ce nouage a d’unique et de singulier. Enfin, elle propose un travail qui permette d’accéder à une façon de faire avec sa vie plus souple, afin de se sentir un peu moins l’instrument de son histoire, des autres, de la société.
La psychanalyse, une rencontre
Je ne pourrais trouver meilleure définition que celles données par des personnes rencontrées durant mon parcours professionnel. Avec des mots simples, elles témoignent de cette expérience unique de la découverte de la parole :
Un jeune homme sans abri :
« Si j’ai bien compris votre travail, vous êtes comme une lumière qui nous apprendrait à nous éclairer nous-mêmes ».
Ou encore, un jeune homme des banlieues, 17 ans, ayant connu la prison, tenté pendant un temps de quitter la France clandestinement :
« J’ai compris que c’est moi qui dois changer, je veux maintenant autre chose pour moi-même ».
Les étapes d’une psychanalyse
Le premier entretien
Que ce soit pour une demande d’analyse ou de psychothérapie, le premier entretien se déroule de manière très similaire.
Lors ce premier rendez-vous, vous allez exprimer votre souffrance, les difficultés que vous rencontrez, décrire les symptômes psychiques qui vous encombrent ; tout simplement, dire ce qui vous amène… Si vous avez fait préalablement une psychothérapie, ou une analyse, le psychologue psychanalyste vous questionnera également à ce sujet.
Cette séance est dite exploratoire. Celle-ci, voire les suivantes, sont nommées entretiens préliminaires en psychanalyse. Elle vise à clarifier votre demande et vos besoins et identifier ce qui fait difficulté pour vous au-delà de ce qui vous fait souffrir.
Sera également exploré ce que vous souhaitez pour vous-même.
On n’entre pas en analyse pour se connaitre, en tout cas pas uniquement. Lacan considérait qu’il fallait que « quelque chose pousse ». « Ce quelque chose qui pousse », c’est la souffrance, parce qu’elle soutient le désir d’aller mieux, le désir profond d’un changement pour soi-même. La demande d’être soulagé de ses symptômes, est l’appui majeur d’un travail d’entrée en analyse, d’un travail possible sur soi.
Cette première séance est aussi une rencontre. À ce propos, on parle couramment de l’installation d’une relation de confiance. Plus précisément, il s’agit de ce qu’on appelle en psychanalyse, le transfert.
Le rythme et le coût des séances (qui font partie intégrante du cadre thérapeutique), seront également fixés lors de ce premier entretien.
L'analyse et l'association libre
À partir de l’association libre, « dire tout ce qui vient », qui est la règle fondamentale en psychanalyse, les séances vont se dérouler peu à peu. Cette règle a pour objectif de lever les résistances psychiques et ainsi favoriser l’accès à l’inconscient.
Invité « à parler de ce qui lui vient », le patient parlera de ce qui l’occupe et le préoccupe, du présent, du passé, d’événements marquants de sa vie, de traumatismes passés…
Le psychanalyste soutient ce désir de s’analyser, d’accéder à ce savoir insu qu’est l’inconscient et la suite des pourquoi. Un travail de décryptage pourra avoir lieu à partir des lapsus, actes manqués, et plus particulièrement à partir des rêves, considérés par Freud, comme « la voix royale vers l’inconscient ».
Mais pas seulement. Surtout, à l’écoute du discours du patient et de son énonciation, le psychologue psychanalyste par ses interventions favorise l’accès à l’inconscient : il guide, questionne, souligne un mot pour le faire résonner, accompagne, soutient, relève un paradoxe, fait une interprétation quand il le juge opportun…
Au fil des séances, le patient prend conscience des mécanismes inconscients dans lesquels il est pris.
Grâce à la résolution des conflits psychiques, un allègement, des allègements, se font jour ; progressivement, un certain nombre de symptômes disparaissent. Le patient, l’analysant, repère dans sa vie des effets qu’il n’avait pas imaginés, envisagés.
Par l’acquisition d’une certaine liberté intérieure, il se sent en quelque sorte un peu plus maître de ce qui lui arrive et parvient ainsi, à un mieux-être éclairé.
Jusqu’au jour où le patient considère que c’est assez. Ou en tout cas que c’est assez, pour le moment.
Analyse des pratiques professionnelles et supervision
Les Groupes d’Analyse de Pratiques (GAP) accueillent des professionnels dans un espace sécurisé, en présence d’un tiers pour échanger sur leurs pratiques, se décentrer et ainsi pouvoir réinvestir leur travail de manière plus sereine et plus éclairée. J’ai une très longue pratique des Groupes d’Analyse de Pratiques auprès d’éducateurs, psychologues, formateurs, travailleurs techniques, médecins, accompagnateurs d’insertion professionnelle…, dans des champs également divers du social, du médico-social, de l’insertion professionnelle, du secteur hospitalier, etc.
Supervisions individuelles : J’accueille également en séances individuelles des professionnels désireux d’interroger leurs pratiques : éducateurs, psychologues, médecins, chefs de service, dirigeant d’entreprises etc.
Psychanalyse et psychologie : quel lien ?
La psychanalyse est une méthodologie, une forme de psychothérapie et de traitement des troubles psychiques, qui se centre sur l’inconscient, tandis que d’autres approches psychologiques (TCC, humaniste, etc.) s’intéressent à des aspects plus comportementaux ou plus conscients.
Ces différentes méthodologies peuvent être pratiquées autant par des psychologues que des psychiatres.
À l’origine pourtant, la psychologie et la psychanalyse n’ont pas de lien. Ce sont deux disciplines très différentes : l’une, à vocation scientifique s’appuie sur l’expérimentation alors que l’autre est une démarche empirique.
C’est Daniel Lagache, psychiatre et psychanalyste, qui a introduit pour la première fois la psychanalyse dans l’enseignement de la psychologie clinique à la Faculté de Psychologie de Strasbourg en 1937 ; au moment même (coïncidence temporelle) où il fut accepté comme membre titulaire de la Société Psychanalytique de Paris (SPP).
Plus précisément, la psychologie clinique est née en France dans le sillage de la psychanalyse, avec également la contribution de Didier Anzieu, un autre psychanalyste de renom. Elle a ainsi bénéficié des apports de la psychanalyse, et leurs liens n’ont cessé de perdurer et de se renforcer. De nombreux psychologues cliniciens s’y réfèrent théoriquement autant que dans leur pratique clinique. La psychanalyse est un apport majeur pour la psychologie clinique par la finesse de la lecture des situations qu’elle permet, au cas par cas.
FAQ
Voici quelques réponses aux interrogations fréquentes pour vous guider dans votre démarche
Combien de temps dure une psychanalyse ?
Commencer une analyse ne signifie pas la terminer.
Comme tout travail sur soi, il n’y a pas de durée ou de programme préétabli. Dans le cas d’une psychothérapie comme d’une analyse, on peut s’arrêter, y revenir même des années après, ou pas. Dans le cas d’une analyse, on appelle cela, « faire des tranches d’analyse ».
Une analyse durera donc le temps que vous y trouverez un bénéfice, un désir de savoir, un désir de gagner en sérénité, un désir de sortir de vos empêchements.
Lacan a eu cette phrase qui est à méditer : « quand l’analysant pense qu’il est heureux de vivre, c’est assez ».
Le psychanalyste est-il silencieux ?
Quand on parle du psychanalyste, on a l’idée qu’il vous laisse seul sur le divan et ne dit pas un mot. Qu’il puisse laisser place au silence, pour permettre à votre parole de se déployer, ne signifie pas qu’il est mutique… En réalité, il questionne, souligne un mot, un paradoxe, réagit à certains de vos propos, interprète… En tout cas, si tant est qu’il existe des psychanalystes silencieux ; ma pratique n’est pas celle-là…
Comment se déroule une séance de psychanalyse ? Face à face ou divan ?
On considère habituellement qu’une psychothérapie se déroule en face-à-face alors qu’une analyse se déroulerait sur le divan. Le « passage » au divan est là pour favoriser la règle de l’association libre « dire tout ce qui vient ». En effet, l’analysant est ainsi soustrait au regard du psychanalyste, qu’il peut vivre comme jugeant. Alors face-à-face ou divan ? En réalité, les choses ne sont pas aussi tranchées et une psychanalyse peut tout à fait s’effectuer en face-à-face.